Ce qui limite l'organisme en altitude n'est pas la quantité d'oxygène dans l'air — elle reste de 20,9 % du sommet de l'Everest au bord de mer — mais sa pression partielle. Deux chemins mènent à la faire baisser.
Deux façons d'y parvenir
L'altitude réelle abaisse la pression atmosphérique totale : à 5 000 mètres, elle ne vaut plus que la moitié de celle du niveau de la mer. On parle d'hypoxie hypobare.
Un générateur procède autrement. Il laisse la pression inchangée, autour de 1 013 hPa, et abaisse la fraction d'oxygène de l'air délivré en le diluant en azote. Ramener la FiO₂ à 11,1 % au niveau de la mer produit la même pression partielle d'oxygène qu'à 5 000 mètres. C'est l'hypoxie normobare, et c'est ce que produit un appareil comme l'ATMOS ONE.
Équivalentes, mais pas identiques
Les deux situations sont mises en correspondance par leur pression partielle : c'est ce que calcule une table d'équivalence altitude / FiO₂. Le stimulus principal est bien le même.
La littérature relève cependant des différences entre les deux modalités — sur la réponse ventilatoire, l'équilibre hydrique et la fréquence des symptômes du mal aigu des montagnes, souvent rapportés comme plus marqués en hypobare à équivalence affichée. Le débat n'est pas tranché. En pratique, l'hypoxie normobare a un avantage décisif : le palier se règle au mètre près, se tient constant et s'interrompt en quelques secondes.