Simulateur d'altitude et calculateur d'hypoxie.
Deux questions — l'utilisation de l'appareil, votre niveau — suffisent à poser un protocole d'entraînement en hypoxie : le palier d'altitude simulée, la FiO₂ correspondante, la structure des cycles et la plage de saturation à tenir. Le convertisseur et le comparatif de coût suivent.
L'utilisation
Comment allez-vous utiliser l'appareil ?
Votre niveau
Où en êtes-vous avec l'hypoxie ?
Sierra Nevada, plage classique du Live High
- Semaine 1 — palier d'entrée à 2 600 m (15,2 % d'O₂), séances écourtées à 4 cycles, oxymètre en continu.
- Semaine 2 — passage à 2 800 m (14,8 % d'O₂) et retour au format complet de 5 cycles dès que la SpO₂ se stabilise dans la plage cible.
- Semaine 3 et suivantes — palier de croisière à 3 000 m (14,5 % d'O₂), maintenu jusqu'au terme des 4 semaines.
- Nuits sous tente — première nuit à 2 100 m, puis 2 500 m (15,4 % d'O₂) dès la deuxième, 12 à 14 h par nuit sans interruption. Ce palier ne monte jamais au-delà de 2 600 m, quel que soit le niveau.
- Sortie de bloc — 2 à 3 semaines sans exposition avant d'en relancer un, le temps que les adaptations se consolident.
Le protocole de référence de la littérature en endurance, et le seul qui découple les deux signaux. La nuit, l'hypoxie normobarique à 2 400 m (SpO₂ 90 – 93 %) maintient la stabilisation de HIF-1α assez longtemps pour déclencher la transcription rénale d'EPO et l'expansion progressive du volume de globules rouges — d'où l'exigence de 12 à 14 h d'exposition quotidienne, en deçà de laquelle le stimulus est trop bref. Le jour, l'entraînement s'effectue en normoxie, à pleine intensité : la vitesse et la puissance développées restent celles de la plaine, ce qui évite la désadaptation neuromusculaire classique des stages en altitude réelle. Les rappels IHT à 3 000 m ajoutent un stimulus périphérique — expression du VEGF, angiogenèse musculaire, efficacité mitochondriale — sans coût en fatigue centrale, l'intensité mécanique y étant volontairement sous-maximale.
- Repère de suivi nocturne : la SpO₂ moyenne de la nuit doit se stabiliser entre 88 et 92 %. C'est la fenêtre où le stimulus érythropoïétique est obtenu sans basculer dans l'hypoxie délétère. Sous 85 % de moyenne, réduire immédiatement le palier de sommeil — un oxymètre à enregistrement continu, relu au réveil, suffit à trancher. Le reste de la semaine s'entraîne en plaine à pleine intensité : c'est tout le principe du Train Low, l'altitude sert à dormir et non à brider les séances qualitatives. Surveiller la ferritine avant d'engager le bloc — une érythropoïèse stimulée sans réserve en fer ne produit aucun gain. Descendre le palier nocturne si le sommeil se fragmente ou si la fréquence cardiaque de repos matinale monte de plus de 5 bpm sur trois jours consécutifs. Pour un objectif d'affûtage, arrêter le bloc 5 à 7 jours avant l'échéance.
- Séance systématiquement suivie à l'oxymètre de pouls, au doigt, pendant toute la phase hypoxique.
- Sous 80 % de SpO₂, on interrompt : retour à l'air ambiant, on ne « tient » pas une saturation basse.
- Vertiges, céphalée, nausée ou confusion : arrêt immédiat, quelle que soit la valeur affichée.
- Jamais de première séance seul, ni de séance en hypoxie pendant le sommeil sans supervision préalable.
- Grossesse, pathologie cardiaque ou respiratoire, anémie, hypertension non contrôlée : avis médical avant toute exposition.
Recommandations à titre indicatif basées sur les consensus en physiologie de l'effort. L'exposition à l'hypoxie doit être progressive et adaptée aux réponses individuelles.
Votre protocole est prêt. La machine qui l'exécute arrive — seulement 25 unités disponibles pour la france.
Votre configuration — pendant le sommeil, intermédiaire — est transmise avec votre précommande. Carte bancaire ou paiement en 3x avec Klarna.
FiO₂ et altitude simulée, dans les deux sens.
Un générateur d'hypoxie ne déplace pas la pression : il abaisse la fraction d'oxygène de l'air inspiré. Les deux curseurs ci-dessous sont les deux lectures d'une même réalité — déplacez l'un, l'autre suit.
Aiguille du Midi, 3 842 m
Ce que coûte la même dose d'altitude.
- Hébergement en centre d'altitude, 21 nuits
- 3 045 €
- Transport aller-retour
- 380 €
- Trois semaines hors de chez vous
- non chiffré
- Générateur, achat ferme
- 2 190 €
- Électricité du cycle, 344 h de fonctionnement
- 47,3 €
- Nuits passées chez vous
- toutes
Appareil compris, sur les 4 semaines de votre protocole.
L'appareil est payé : il ne reste que la consommation électrique.
Référence de comparaison : un stage classique de 21 nuits en centre d'altitude à 145 € la nuit, transport compris. Électricité estimée à 0,25 € le kWh pour un appareil de 550 W. Ces montants sont des ordres de grandeur de marché, pas un devis.
Correspondance altitude simulée et fraction d'oxygène.
Les valeurs de référence, du niveau de la mer au plafond de l'ATMOS ONE. Elles suivent l'atmosphère standard : c'est la pression partielle d'oxygène qui est mise en correspondance, pas la pression totale.
Voir la table complèteDéplierReplier
| Altitude simulée | FiO₂ | Repère |
|---|---|---|
| 0 m | 20,9 % | Niveau de la mer |
| 1 000 m | 18,5 % | Moyenne montagne, collines vosgiennes |
| 1 500 m | 17,4 % | Font-Romeu, centre national d'altitude |
| 2 000 m | 16,4 % | Sierra Nevada, plage classique du Live High |
| 2 500 m | 15,4 % | Sierra Nevada, plage classique du Live High |
| 3 000 m | 14,5 % | Col du Stelvio, seuil du mal aigu des montagnes |
| 3 500 m | 13,6 % | Aiguille du Midi, 3 842 m |
| 4 000 m | 12,7 % | Aiguille du Midi, 3 842 m |
| 4 500 m | 11,9 % | Mont Blanc, 4 808 m |
| 5 000 m | 11,1 % | Camp de base de l'Everest, 5 364 m |
| 5 500 m | 10,4 % | Camp de base de l'Everest, 5 364 m |
| 6 000 m | 9,7 % | Kilimandjaro, 5 895 m |
| 6 500 m | 9,1 % | Plafond ATMOS ONE, au-delà du camp 1 de l'Everest |
L'ATMOS ONE couvre l'intégralité de cette plage, de 20,9 % à 9 % d'oxygène, soit 0 à 6 500 mètres simulés, réglables au palier près.
Ce qu'il faut savoir avant de régler l'appareil.
Comment convertir une FiO₂ en altitude simulée ?
Un générateur d'hypoxie normobare ne modifie pas la pression atmosphérique : il abaisse la fraction d'oxygène de l'air inspiré. L'équivalence se calcule en comparant la pression partielle d'oxygène obtenue à celle qui règne en altitude réelle, selon l'atmosphère standard. Sur cette base, 16,4 % d'oxygène équivalent à 2 000 mètres, 14,5 % à 3 000 mètres et 12,7 % à 4 000 mètres. Le convertisseur de cette page applique exactement ce modèle, dans les deux sens.
Quelle altitude simulée choisir pour débuter ?
Entre 2 000 et 3 000 mètres pour les premières séances à l'effort, soit 16,4 % à 14,5 % d'oxygène ; entre 3 200 et 3 800 mètres si la séance se fait au repos complet, l'organisme y étant beaucoup moins sollicité. L'objectif des deux premières semaines n'est pas la performance mais l'observation : on vérifie la tolérance, la vitesse à laquelle la saturation descend et le temps qu'elle met à remonter. Le palier de croisière ne se fixe qu'ensuite, à l'oxymètre.
Quelle saturation en oxygène viser pendant une séance d'hypoxie ?
La cible dépend de ce que vous faites pendant l'exposition, pas de votre niveau. En conditionnement modéré à l'effort, on vise 91 à 94 %. En entraînement hypoxique (IHT), marche ou home-trainer, 84 à 88 %. En exposition passive au repos (IHE), la cible descend à 78 à 82 % — mais uniquement immobile, jamais en marchant ni en parlant. Sous tente la nuit, la moyenne nocturne doit rester entre 88 et 92 %. Le seuil d'arrêt suit la même logique : 80 % à l'effort, 75 % au repos strict, et 85 % de moyenne nocturne imposent de redescendre le palier de sommeil. C'est la saturation mesurée qui commande le réglage de l'appareil, jamais l'inverse : deux personnes au même palier n'auront pas la même SpO₂.
Combien de séances par semaine pour progresser ?
Trois à cinq séances hebdomadaires sur un cycle de trois à huit semaines, selon l'objectif. En dessous de trois séances, la stimulation est trop diluée pour déclencher une adaptation ; au-delà de cinq, la fatigue accumulée prend le pas sur le bénéfice. Un bloc se termine toujours par deux à trois semaines sans exposition avant d'en relancer un autre.
L'hypoxie simulée remplace-t-elle un stage en altitude ?
Elle ne le remplace pas à l'identique : un séjour en montagne cumule l'exposition permanente, l'environnement et le contexte de stage. Elle en reproduit en revanche le levier principal — la baisse de la pression partielle d'oxygène — sans les déplacements, et permet de doser précisément le palier séance après séance. Pour beaucoup de pratiquants, c'est la seule manière d'accéder à une exposition régulière tout au long de l'année.
Les résultats de ce simulateur sont-ils un avis médical ?
Non. Les paramètres proposés sont des points de départ construits sur des repères de littérature, pas une prescription individuelle. Ils doivent être ajustés séance après séance au vu des mesures d'un oxymètre de pouls. Une grossesse, une pathologie cardiaque ou respiratoire, une anémie ou une hypertension non contrôlée imposent un avis médical avant toute exposition à l'hypoxie.