La SpO₂ exprime la proportion d'hémoglobine liée à l'oxygène dans le sang périphérique. Au niveau de la mer et au repos, elle se situe entre 95 et 100 %.

Comment l'appareil la mesure

L'oxymètre de pouls projette deux longueurs d'onde à travers le doigt, l'une rouge, l'autre infrarouge. L'hémoglobine oxygénée et l'hémoglobine désoxygénée ne les absorbent pas de la même façon ; l'appareil déduit le rapport des deux et n'en retient que la composante pulsatile, celle du sang artériel. La mesure est indirecte : c'est une estimation optique, notée SpO₂, et non la saturation artérielle mesurée sur prélèvement, notée SaO₂.

Ce qu'elle commande pendant une séance

En hypoxie, la SpO₂ est la variable de pilotage. Le palier d'altitude simulée n'est qu'un réglage d'appareil ; la saturation, elle, dit ce que votre organisme en fait réellement. Deux personnes au même palier n'afficheront pas la même valeur, et la même personne n'affichera pas la même d'un jour à l'autre.

Ses limites, qu'il faut connaître

La mesure retarde de plusieurs secondes sur la réalité artérielle. Elle se dégrade quand les extrémités sont froides ou mal perfusées, en cas de mouvement, de vernis à ongles sombre. Sa précision diminue sous 80 %, précisément là où l'on voudrait s'y fier le plus, et des travaux ont documenté une surestimation sur les peaux foncées. D'où la règle : sous 80 %, on interrompt l'exposition — on ne négocie pas avec une valeur basse.